Une étude menée dans la ville de Matadi a analysé la population canine, la fréquence des morsures de chiens et le niveau de connaissance de la rage au sein de la communauté.
Les résultats ont montré que le nombre de chiens appartenant aux ménages était près de dix fois supérieur aux estimations disponibles auprès des services vétérinaires locaux. Une proportion importante de ces chiens circulait librement et n’était pas vaccinée contre la rage.
L’incidence annuelle des morsures était estimée à 5,2 cas pour 1 000 personnes. Les chercheurs ont également constaté que de nombreux habitants connaissaient insuffisamment les symptômes de la rage et les mesures à prendre après une morsure.
Toute personne mordue doit immédiatement laver la plaie avec de l’eau et du savon, puis se rendre rapidement dans une structure sanitaire pour recevoir une prise en charge appropriée.
L’étude recommande le recensement régulier des chiens, l’organisation de campagnes de vaccination canine de masse et le renforcement de la sensibilisation communautaire.
Référence : Mbilo C. et al. (2019), Dog Ecology, Bite Incidence, and Disease Awareness: A Cross-Sectional Survey among a Rabies-Affected Community in the Democratic Republic of the Congo, Vaccines, 7(3), 98.




